Des jihadistes aux règles absurdes

Kidane, sa femme Satima et leurs deux petits enfants Toya et Issan, vivent paisiblement sous une tente, nichés dans les dunes. Mais un événement tragique va les forcer à subir l’islam intransigeant de ces étrangers sans pitié. Leur destin bascule quand un pêcheur voisin tue une des vaches de la famille. Kidane, en colère, commet l’irréparable et tombe entre les mains des jihadistes. Le réalisateur filme parallélement les rues couleur ocre de Tombouctou, baignées de la lumière du désert, où des jihadistes armés d’AK-47 et parlant l’arabe font régner la terreur. Ils interdisent de fumer des cigarettes, d’écouter de la musique, de jouer au football, de porter des gants, des chaussettes. Le voile est obligatoires pour les femmes et il y a des mariages forcés.

Le choc est rude pour les habitants, de bons musulmans vivant jusque là en paix. D’autant que les nouvelles règles édictées par ces hommes parlant l’arabe frôlent souvent l’absurde. «Comment veux-tu que j’arrose mes poissons si je porte des gants ? », s’exaspère une commerçante pas impressionnée. D’autres jidahistes, qui parlent entre eux de Zidane et Messi avec passion, condamnent quelques heures plus tard un jeune homme à 20 coups de fouet pour avoir joué au football. Pour les offenses jugées plus graves, c’est la mort.

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