Changer de couleur ?

Alerte sur les risques
Selon l’association Esprit d’ébène, une personne interrogée sur cinq aurait eu recours à des produits dépigmentants. Problème, ils contiennent des ingrédients toxiques. Hydroquinone, corticoïdes détournés de leur fonction première de médicaments, dérivés mercuriels, autant de composants interdits par la réglementation et qui pourtant se retrouvent dans des produits vendus sous le manteau mais très faciles à dénicher dans certains quartiers des grandes villes. Les conséquences peuvent être esthétiques (hyperpilosité, taches indélébiles sur la peau, etc.) mais surtout pathologiques avec, par exemple, des dermatoses infectieuses, ou encore un risque accru de diabète, d’hypertension, de complications neurologiques et rénales. D’où l’initiative d’Esprit d’ébène, qui lance la campagne #stopdepigmentation. Au programme, des ateliers pour informer sur ces effets toxiques et délivrer des conseils pratiques. En espérant qu’en allant à la rencontre des personnes concernées, elle aura davantage d’impact que les alertes régulièrement lancées par les pouvoirs publics.